Eric Zemmour: «Il est libre, Konrad!»

(Article rédigé par Eric Zemmour pour Le Figaro et publié le 16 Septembre 2020).

CHRONIQUE – Un livre d’un philosophe autrichien très critique sur le progressisme de l’école et le mépris de la culture. Où on retrouve les maux français.

Bildung: un mot que seuls les germanistes connaissent ; et les lecteurs des grands romanciers allemands, les Theodor Fontane et Thomas Mann. Bildung, c’est à la fois l’éducation, la culture et la formation, comme nous l’expliquent dès la première page du livre, nos traducteurs. Bildung était bien sûr dans le titre original de cet ouvrage: bildung abandonnée, bildung rejetée, bildung méprisée, bildung martyrisée mais bildung debout, bildung

Konrad Paul Liessmann a écrit une formidable charge contre les progressistes ; en France, il aurait été catalogué dans les « nouveaux réacs? ». Mais Liessmann est un Autrichien qui peut s’ébrouer librement

Si je me permets ainsi de jouer, c’est que notre auteur ne se prive pas lui-même de manier l’ironie avec une efficacité grinçante. Et si je joue sur un registre franco-allemand, c’est que les thèmes de son ouvrage évoquent des auteurs français bien connus: le Finkielkraut de La Défaite de la pensée ou le Régis Debray de L’Éloge des frontières. Konrad Paul Liessmann a écrit une formidable charge contre les progressistes ; en France, il aurait été catalogué dans les «nouveaux réacs». Mais Liessmann est un philosophe autrichien qui peut s’ébrouer librement…

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