Eric Zemmour: «Éloge de la France, d’une certaine idée du Tour et des champions d’autrefois»

(Article rédigé par Eric Zemmour pour le Figaro et publié le 3 Septembre 2020).

CHRONIQUE – Pourquoi le cyclisme moderne ne fait-il plus rêver?

On les appelait les forçats de la route. Ils flottent dans nos souvenirs d’enfance comme des légendes, des chevaliers, des héros. Ils s’appelaient Coppi, Bartali, Bobet, Bahamontes, Anquetil, Poulidor, Merckx, Ocaña, Hinault. Ils étaient italiens, espagnols, belges, français. Ils incarnaient une épreuve sportive à nulle autre pareille. Où l’on pouvait à la fois se passionner pour une compétition et admirer les plus beaux et les plus variés paysages du monde. Où l’on pouvait mêler la passion et l’esthétique, le calcul des heures et des minutes et l’ébahissement devant tant de beautés. Le Tour de France était à la fois le sport le plus enraciné par les paysages et le plus cosmopolite par la nationalité des coureurs ; le plus individualiste, il n’y a qu’un Maillot jaune, et le plus collectif, sans leur équipe, Anquetil ou Merckx n’étaient rien.

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Alors pourquoi leurs successeurs ne font-ils plus rêver? Pourquoi les nains semblent-ils avoir succédé aux géants? Pourquoi est-on injuste avec des…

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